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	<title>Les vagabondages de Monsieur AWA</title>
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		<title>État Dame</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2012 17:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa peau semble fine, souple et fragile. Un peintre ne saurait dire exactement les nuances qui la parcourent, des roses, des bleus des verts, et du jaune peut-être, des dissonances picturales. Quelques grains de beauté, quelques taches de rousseurs, rares, &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=246">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa peau semble fine, souple et fragile. Un peintre ne saurait dire exactement les nuances qui la parcourent, des roses, des bleus des verts, et du jaune peut-être, des dissonances picturales. Quelques grains de beauté, quelques taches de rousseurs, rares, distinguées, délicates. Les plissures sont celles d’une peau qui a vécu, qui a rit et pleuré. Elle doit avoir quarante-cinq ans. Peut-être trente-neuf. Elle a un âge qu&rsquo;on ne sait pas et que l&rsquo;on n’osera pas demander, par convenance ou par peur de déranger, quand bien même on aimerait entrer dans son monde, dans sa bulle de coton et de soie. Une bulle de soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a des yeux clairs grands ouverts, trop ouverts peut-être, qui pourtant n&rsquo;ont en eux ni effroi, ni émerveillement, ni excitation particulière. La raison de cet écarquillement s&rsquo;est perdue, a été volontairement oubliée. On ne sait plus, le sait-elle elle-même ? Il semble que cela lui permette de percevoir un monde trop grand pour elle, trop nouveau peut-être. On pourrait presque parler de regard vide si on ne distinguait pas la légère tension, comme un frisson du nerf optique, qui anime la pupille vers un indéfinissable objet de questionnement. Ses lèvres fines sont délicatement maquillées d&rsquo;une couleur ni trop extravagante ni trop naturelle, un peu de gloss tout de même, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d’une première fantaisie accordée à sa féminité. Dans un petit roulement discret, intérieur, elle mordille entre deux dents sa lèvre inférieure. Son visage est animé, vivant, mais cette femme est inerte, comme dans les instants qui séparent deux vies, comme les vides qui séparent deux pièces, n’appartenant à aucune de ses pièces. C’est une inexistence. Les mouvements de l&rsquo;air autour d&rsquo;elle ne suffisent pas à perturber la droiture de sa chevelure blonde. Une coiffure soigneusement brossée qui semble endormie. Fatigue. Sur ses épaules frêles, à glissé le monde que l&rsquo;on y avait posé.</p>
<p style="text-align: justify;">Une femme dépareillée, une femme froissée. Elle a les habits du lundi, les vêtements simples en coton clair que l&rsquo;on porte sur un vieux jean. Pas trop vieux, mais simplement éclairci par le temps. Des bleus, des gris, des incolores. Des camaïeux discrets qui s&rsquo;accordent a son être, à son âme, à son état d’âme. Dans ce grand magasin dont elle a parcouru le prêt-à-porter, sans s’approcher, sans rien toucher, elle est une touche de neutre perdue dans les noirs des saisons d&rsquo;hivers. Assise. Absente. Elle est en attente, peut-être. Dans un rêve, peut-être.</p>
<p style="text-align: justify;">Son sac à main, espace privé dans lequel une femme aménage son intime, est posé à côté d’elle sur la banquette en cuir clair, mais il semble vide, disponible. Oreilles nues. Nuque nue. Poignets nus. Et sur l&rsquo;un de ses doigts qu’elle caresse de son autre main, la marque récente d&rsquo;une solitude nouvelle. Elle n&rsquo;est ni ici ni ailleurs, elle est simplement enfin seule.</p>
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		<title>Titres provisoires</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 10:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais cette histoire en tête depuis quelques temps, un an environ. Au départ une idée toute bête pour une petite fiction sur ce blog. Comme je l&#8217;ai écris dans la présentation des Vagabondages, je n&#8217;ai jamais vraiment voulu m&#8217;essayer à &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=243">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&rsquo;avais cette histoire en tête depuis quelques temps, un an environ. Au départ une idée toute bête pour une petite fiction sur ce blog. Comme je l&rsquo;ai écris dans la présentation des Vagabondages, je n&rsquo;ai jamais vraiment voulu m&rsquo;essayer à suivre le chemin de mes parents, de l&rsquo;écriture. Mais voila que cette histoire regorge d&rsquo;idées, de trop d&rsquo;idée pour un simple article de blog. Certain de mes articles, n&rsquo;ayant pourtant qu&rsquo;une seule idée, sont interminables, alors imaginez quand il y en a tout un foisonnement&#8230; Me voilà donc à écrire une petite nouvelle, qui gonfle peu à peu, avec la qualité toute faible du premier long texte. La première idée s&rsquo;épanouissait sur deux pages qui sont aujourd&rsquo;hui dix, et les autres attendent le moment de leur floraison. Tout se bouscule. Je deviens écrivain à titre provisoire. &nbsp;&raquo;Eleanor &amp; Jean-Hughes&nbsp;&raquo; (titre tout aussi provisoire) sont des résidents d&rsquo;une villa privée largement inspirés de ma dernière adresse. Les souvenirs ne manquent pas pour enrichir leur vie. Ce n&rsquo;était pas une adresse agréable à cause de l&rsquo;esprit de son voisinage, mais le lieu était féérique. Un des plus beau appartement parisien bien qu&rsquo;il eu nécessité quelques améliorations plus ou moins lourdes, mais là n&rsquo;est pas le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis remis à écrire cette histoire, je ne sais pas trop pourquoi, sans doute simplement car il me fallait un projet, une chose à faire. J&rsquo;ai aboutis d&rsquo;autres projets, tel un tatouage que je désirais depuis de nombreuses années, et d&rsquo;autres projets sont également en chemin. Peut-être le chômage, peut-être l&rsquo;horreur de ma dernière histoire rupture, peut-être un je ne sais quoi du vieillissement, mais j&rsquo;ai un besoin de produire en ce moment qui défie l&rsquo;entendement. Je serais capable de traverser la France pour faire un château de sable si j&rsquo;y voyais un intérêt productif notable. Et pour le moment donc une histoire, des mots, des envies. Mais voila, je sais écrire certaines choses &#8211; certains articles de mon blog ne sont pas si mauvais &#8211; mais des personnages construit, sur une histoire vraisemblable et pertinente, des dialogues&#8230; Je suis face à quelque chose que je ne maîtrise pas et que je dois apprivoiser. Sur un blog on parle le Je, cette langue nombriliste dont cet article est un parfait exemple. Sur un blog on joue avec les mots, on tolère les facilités, on accepte la faute. Sur un blog, on s&rsquo;en fou, c&rsquo;est avant tout pour nous, après un peu pour vous, et puis les autres qui ne sont là que pour flatter l&rsquo;ego de la statistique. Sur un blog on dit merde, on achève un texte en disant qu&rsquo;on va pisser. Sur un blog la continuité est une abstraction, le suivit une vague notion. Sur un blog on peut écrire en <em>Wingdings</em> car on trouvera ça drôle. Mais dans un roman (c&rsquo;est un raccourci de l&rsquo;esprit, en fait, je préférerais parler de griffonnage au regard de l&rsquo;estime que j&rsquo;ai de mon talent)&#8230; Mais dans un griffonnage, tout ceci ne peux être. Il faut penser intelligemment et éviter les inconvénients de la spontanéité tout en conservant les avantages. Il faut réfléchir afin de ne pas créer de l’anecdotique, quand bien même il ne s&rsquo;agit d&rsquo;autre chose aux yeux de votre personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que c&rsquo;est dur d&rsquo;écrire une fiction ! Je pourrais parler de moi pendant des heures, vous faire une collection entière à vous raconter ma vie, mais celle d&rsquo;un autre, d&rsquo;autres&#8230; Et ce n&rsquo;est pas le seul projet d&rsquo;écriture en cours, mais je ne pense pas être capable de faire les deux en même temps. Le second est une commande plus ou moins explicite, de reprendre un livre de mon père. Un roman historique. Je croie que ça me fait peur surtout que je considère mon écriture passablement non mauvaise mais banale, affreusement normale. Et ce n&rsquo;est pas comme si je ne lisais que très peu, non non, pas du tout ! Bref, je ne suis pas écrivain, n&rsquo;ai pas envie de le devenir, mais voilà, j&rsquo;écris. Pourquoi ? Après ces deux travaux, j&rsquo;ai un autre projet de fiction dans mon sac. Un polar&#8230; Je me fait définitivement peur&#8230; Je veux bien prendre le titre provisoire d&rsquo;optimiste, et l&rsquo;an prochain, je fait un château de sable sur mars.</p>
<p style="text-align: justify;">PS : Oh, une pierre ! et si je m&rsquo;improvisais sculpteur ?</p>
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		<title>Le domaine des Oneirois</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jul 2012 21:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Et la chute des hommes, d’un homme, vous emporte où ? Suis-je fort aujourd’hui d’un accident de vie, ou bien meurtri et blessé par l’irréparable douleur ? Que garder en mémoire des &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=240">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Et la chute des hommes, d’un homme, vous emporte où ? Suis-je fort aujourd’hui d’un accident de vie, ou bien meurtri et blessé par l’irréparable douleur ? Que garder en mémoire des joies et des souffrances, faire le trie ou le lot, le choix de l’un ou de l’ensemble ? J’ai l’esprit confus, comme dans un rêve où les histoires se télescopent et ne comprennent pas pourquoi elles se retrouvent ensembles. Un problème dans la machine, dans les neurones, dans le cerveau. C’n’est pas rangé ici, faites place, faites de l’espace, de l’air, du vide à remplir. C’est une coquille vide que mon cœur porte, et les viscères gangrénés pourrissent l’enveloppe. J’ai besoin de vomir un mal-être, de vider encore, d’assainir. J’ai besoin de sortir les restes, de me nettoyer l’intérieur. J’ai besoin de me sentir de nouveau en liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai le dégout au bord des lèvres. Qu’est ma force si ma faiblesse l’égale ? Je suis enragé contre la faiblesse des esprits. Effrayé par ce pouvoir de destruction et de mutilation. Quand il pensait, quand nous pensions, quand ce passé était un avenir insouciant, quand j’y croyais. Je n’ai plus de croyance, n’en ai-je jamais eu, envers un quelconque espoir dans le cœur d’un homme. Et autour de moi les mondes s’écroulent, comme si le diable lui-même fulminait du fond des abîmes, avec un balai, comme on tape le plafond quand le voisin fait trop de bruit. Ici le bonheur l’empêchait de sommeiller en paix. La chute vertigineuse dans les entrailles de l’égarement. Le mensonge en mirage. Le mal, de tout son être qui se dresse et rugit. Et ma fuite dans ce cauchemar, vacillant sur des soldats de terre qui s’effritent et s’écroulent sous le poids de mes larmes. Sécheresse, mélange et boue. Je m’enfonce. Et quand vient la lumière, elle est éphémère. Et quand viens l’espoir il est illusoire. Et quand vient le sommeil, il est, quand il est, délivrance.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est comme une pomme dans laquelle on croque car elle fut belle et avenante. Mais on n’était pas le premier. Un asticot, avant, l’avait colonisée. Drogue. Pourrissement. Le bel être sain était contaminé. Il connaissait son mal, mais pensait le contrôler, enfin, après toutes ses années. Entendez cette chair se déchirer, ce sang tomber, et cette colère suinter dans les spasmes des sentiments bafoués. Entendez la peine et le chagrin, la résignation de la pensée confrontée aux armées des souffrances. C’est l’échec de l’homme sur lui-même. La persévérance est la pire des choses. Rester, s’accrocher, et prier. Encaisser les coups, je vais tenir je suis fort, je suis de la race des géants et j’ai l’amour en bandoulière, l’espoir en bouclier, l’amitié en cuirasse… mais je n’ai pas d’arme. Aucun glaive, masse ou hallebarde. Mon existence seule. Et mes yeux pour assister impuissants à la fureur de l’autodestruction. J’ai souffert et plié sous la puissance implacable d’un monde artificiel. Ma réalité, sa réalité, nos divergences coagulées. Ce qui fut nos forces devint nos ennemis. Le problème est sans solution mais le combat en valait la peine. Soldat écorché, gueule poupée cœur cassé, poignardé. Il aura fallu sacrifier l’amour pour que je m’en sorte. Je regarde honteux et meurtri son corps chuter, encore, et son dos me faire face, depuis l’indéfinissable promontoire auquel je me suis retrouvé accroché, dans le puits des frénésies pernicieuses où son mal nous a entrainé. Il fallait fuir, dès le début. Il fallait. Si j’avais su. J’aurais mieux fait. La prochaine foi. Plus jamais. Garder les pieds sur terre et ne plus jamais perdre de vue le bon espoir.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un deuil. Le deuil d’un homme. Le deuil d’un couple. Le deuil d’une vie rêvée. On ne réalise jamais à quel point un appartement peut être vide et silencieux. Et pourtant il ne venait jamais ici. C’est mon silence alors que je regarde comme un cadavre inerte sur le billot d’une morgue. C’est l’heure de l’autopsie. Si le cœur est anéanti, le corps perdure, avec des maladies. Mes ongles sont en deuil aussi, et longs, mais ils seront beau de nouveau. Mes mains frémissent de l’intérieur, comme si les nerfs étaient des rails prédisant l’arrivée d’un inconnu. Les poignets fonctionnent, craquent comme à l’accoutumée, comme mes doigts, et mon épaule aussi. Les yeux voient trouble, les larmes séchées sur la rétine perturbent l’attention, et je ne vois plus la poussière dans mon salon. J’ai les rideaux fermés, depuis un mois. Je ne sais plus la couleur de la vie de mes voisins. La soie verte me donne un air blafard et ma peau, fatiguée, paraît sèche. J’ai la bouche sèche aussi, d’avoir gémi. Je me sens sale, une bête sale, égaré. Mon état me dégoute. Un bouton sur le coude, qui ne cicatrise pas, et les poils disgracieux là, qui repoussent discrètement. Il faudrait que je me rase, ma barbe mitée, imparfaite, m’ennuie. Je suis faible, j’ai faim, depuis combien de temps n’ai-je pas mangé ? J’ai perdu du poids. Soixante huit kilos, sept de moins qu’il y a deux mois. Une compote, pas plus, pas envie. Le souvenir de l’odeur d’une pièce de bœuf me suffit. Une douleur dans la jambe. Un hématome sur le bras, reste d’une anesthésie. Un autre dans le coup, douloureux, d’un passager éphémère et passionné. Ma vie actuelle est un désœuvrement. La cicatrice sur ma main est plus visible que jamais, et j’ai une ampoule au petit doigt du pied gauche. Je suis en bonne santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant que l’ombre de nos vies ne nous emporte, je dois de nouveau revivre. Chaque soleil qui se lève est une victoire inoubliable. Je me souviens de mon premier testament, perdu depuis longtemps, où je venais à me demander ce qu’on met dedans. Ma mémoire défaille quant à l’exacte contenue, mais je me remémore y avoir inscrit le fait de ne pas avoir peur de mourir. Qu’en sais-je aujourd’hui ? J’ai peur de la mort mais pas de la mienne. Et cette nuit encore sa mort. Ma tétanie quand je l’ai vu sur son canapé. Les bouteilles d’alcool. Les boîtes de médicaments. La lettre des dernières volontés&#8230; Le sol s’est dérobé sous mes pieds comme un corps s’évanouit. L’absence brute de la moindre activité cérébrale et l’image figée, l’horreur. Je suis incapable de décrire la suite avec certitude, seulement à un moment de me retrouver à le gifler pour l’empêcher de s’endormir. Ai-je marché jusqu’à lui, ai-je pensé ou agit, ai-je appelé au secours, ai-je prononcé son nom, invoqué un dieu dans une prière ? Etais-je conscient ? Je sais que je ne pleurais pas, que par la suite mes gestes étaient maitrisés. Automatisme. Un jour mon cœur s&rsquo;est fait pierre car il fallait ne rien faire de travers. J&rsquo;ai été méthodique quand d&rsquo;autres auraient étés sentimentaux et impulsifs. Plus tard, après l’hôpital, je me suis retrouvé à pleurer dans les bras d&rsquo;un inconnu. Ces pleurs où l&rsquo;on crie, où la morve coule, où les mains tremblent. Ces pleurs où l&rsquo;on expulse le mal que l&rsquo;on va chercher au fond de ses veines. Une purge nécessaire mais insuffisante, insignifiante. Mes rêves sont des cauchemars où je le vois recommencer. Et réussir. Le voir mourir et se réveiller en pleine nuit, a bout de souffle, en nage. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Alors peut-être suis-je déjà mort.</p>
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		<title>Monologue de la pensée</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 18:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jours éteints. Recul sur des événements. Je ne sais pas ce que je fais, où je suis, vers où je me dirige. Je ne parle pas de géographie mais de vie. J’ai dans la tête un homme, entier, corps, âme, &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=231">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em></em>Jours éteints. Recul sur des événements. Je ne sais pas ce que je fais, où je suis, vers où je me dirige. Je ne parle pas de géographie mais de vie. J’ai dans la tête un homme, entier, corps, âme, personnalité. Indétachable. Prendre des heures pour ne plus penser en voila une idée, conne. Faire un bilan, et un avenir, écrire des possibilités. Remettre en question. Je tourne en rond.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas écrire le passé, pas le détailler. La chronologie n’est pas le but, je n’ai pas une histoire à raconter. Les histoires simples à écrire n’ont aucun intérêt, et cette histoire n’est ni simple ni compliquée. Elle est. Une composition de vies et d’instants entremêlés, la résultante du personnel et du familial, la rencontre inattendue. Un univers comme une pelote de nœuds.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne me pose pas la question de l’amour, enfin je ne pense pas. Je ne sais exactement quelles questions je me pose, mais je ne peux nier m’en poser. Pourquoi s’en poser ? Quand on découvre une personne au cours d’une soirée, qu’on s’y attache, qu’on l’aime ensuite, quelles sont les choses qui peuvent nous faire perdre le sentiment. Il est dit que de l’amour à la haine le chemin est court. Je ne le haï pas. J’ai indéniablement l’envie d’une vie calme, sereine, avec une personne qui relirait les patchworks des années, une personne avec qui construire, un fil que ne serait ni blanc ni rouge mais multicolore. Je n’ai pas envie d’enfant, de famille en maison de campagne, de chien fidèle assis à mes genoux sur la photo encadrée posée sur la cheminée.  Je ne veux pas d’une vie rangée, toujours installée dans le même appartement, dans la même maison. Je ne veux pas que mes jours soient un calendrier, avec des cases à cocher. Qu’un jour je me dise, voila mon bilan. Je veux de l’avenir. Je veux découvrir, rencontrer, apprécier, détester, rejeter, embrasser. Je veux Aimer. Je veux aimer comme j’ai aimé déjà. Un amour irréprochable. Parfait. Parfait car il était dès le début fissuré, mais qu’on s’en foutait. On aimait autant nos joie que nos tristesses, on ne jugeait pas nos défaut ou notre passé. On voulait construire et rien ne semblait pouvoir venir entraver ce chemin. Le monde était notre chez nous. Nos différences étaient nos forces. Nos inégalités étaient nos découvertes. Nos malheurs étaient, ils étaient la fragilité qui nous donnait la beauté. Était. J’écris au passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voila l’imprévu qui surgit. La chose à laquelle personne n’avait pensé, ni au cœur de notre unité, ni dans son environ. Un mal imprévu, dévastateur. Une folie ressuscitée. Le souffle d’un démon qu’on espère être le dernier, comme la dernière foi. L’incompréhension. L’un des deux est tombé, et je ne l’ai pas vu tomber. Je n’ai rien vu. Rien. A la suite de cette épreuve imposée, nous avons cohabité tant bien que mal, mais le mal a pris le dessus, et j’ai valsé. J’ai tourné, chancelé, chuté, ou plutôt j’ai été projeté, comme un boulet de canon après une explosion, au loin par delà les sentiments. Mais je ne me suis pas écrasé. Sentant l’atterrissage douloureux arriver, et la nuit qui s’imposait, j’ai lutté et suis allé chercher de l’aide. J’ai demandé de l’aide. Je n’ai dit à personne ce qu’il se passait exactement. Les rares qui ont su étaient déjà ceux de trop. Mais d’autres ont fait fonctionner ce lien parfois tenu de l’amitié. Et alors que je m’abandonnais à un sors par désarmement, ces mains se sont tendues et le ciel à peu a peu arrêté de s’éloigner. L’effroyable vitesse s’est peu à peu atténuée. Des coussins de douceurs créées par des proches, mais aussi des presque inconnus. Ces êtres que l’on croise un temps, qui disparaissent comme nous disparaissons de leur vie, mais à qui ont a laissé, si ce n’est une impression, une affection. Je n’ai pas à proprement dit que j’allais mal, mais je l’ai fait comprendre. Puis j’ai demandé, presque supplié, un matin où mon ventre et mon cœur souffraient de ne plus pouvoir respirer, ou les brumes s’emparaient de mon imagination. J’ai supplié. ‘‘<em>Sauvez-moi, sortez moi de là</em>’’.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce message de détresse, S.O.S. d’un réseau social, y aurais-je moi-même répondu ? Une bouteille dans une mer numérique. J’admire ceux qui y ont répondu, qui ont posés les questions d’usages, de politesse, presque d’hypocrisie pour certain, avec une profonde curiosité pour d’autres, mais qui tous, à leur façon, ont détourné un instant le regard de leur vie vers la mienne. On a peur de ceux qui vont mal, craignant sans doute une contamination du malheur. On attendra que cela devienne un fait divers pour s’y intéresser, de derrière un écran, mais jamais en contact direct. Le bonheur est trop fragile. Mais ces gens, ceux qui ont répondu, ils ont refusé le risque. Je pense qu’ils furent bien heureux de ne pas tout savoir. Je ne leur demandais pas de supporter avec moi la douleur, mais de m’aider à m’en extraire. ‘‘<em>Vivez comme vous viviez hier, mais vivez avec moi à vos cotés. Faites-moi partager votre vie d’allégresse, vos problèmes si vous en avez, votre temps d’amitié</em>’’. La simplicité du geste, de ne rien faire sinon vivre, seulement de montrer son soutient dans un moment fugace, espérant sans doute que je ne m’expose pas trop. Du moins je l’espère.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai découvert ce que l’amitié procure en plus de bons moments et de complicités, j’ai découvert autre chose que l’entre-aide d’un déménagement, ou le verre d’un vendredi soir. J’ai découvert une forme d’attache structurelle entre les gens qui permet de ne pas trop tomber, comme la perle d’un collier, comme le soufflet d’un accordéon. Un lien élastique qui vous expédie vers le haut, puis vous maintient à niveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais lui. Lui à continué à sombrer. Seul. Seul. Seul. S’accrochant à des liens trop futiles ou trop usés, je ne sais. Des liens qui n’ont pas tenu suffisamment. Des liens aussi que lui-même à coupés. Il avait le désir de tomber, de disparaître. Une colère mal orientée. Je n’ai pas à tenter d’expliquer le pourquoi. Les causes lui sont intimes, les procédés lui sont privés, les conséquences seules sont partagées. On ne peut se faire du mal sans toucher les autres. Les plus proches sont ceux qui souffrent le plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui le tremblement de terre est passé et seules certaines répliques sont à craindre. Le temps de la reconstruction est venu. Mais cette reconstruction, comment doit-elle se faire ? La simplicité de la question n’est que la surface visible d’un tourment interne. Il faut trouver comment reconstruire sa vie après une chute d’une violence incroyable, une chute depuis le point le plus haut du bonheur. Mais avant toute chose, il faut savoir si on la reconstruit seul, ou a deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai aucun doute sur mes sentiments pour lui. Je me suis posé la question, oui, mais la réponse était dans la question. Je me suis rendu compte que je ne demandais pas si je l’aimais encore, mais pourquoi je l’aimais encore. Il m’a blessé, bafoué, trompé, meurtri, et quelque part, humilié. Je me suis senti sale, dégouté, voire écœuré. Mon cœur a saigné. Je ne lui pardonnerais jamais, mais en même temps cela fait parti de lui, je le savais. Pourriez-vous encore aimer quelqu’un qui a subit de plein fouet une envie de destruction personnelle ? Pourriez-vous encore essayer de construire quelque chose, une vie ? Il y a l’instabilité certaine, le risque d’une rechute. J’ai vécu les six plus beaux mois de ma vie. Certes je n’ai pas vécu un tiers de ma vie, en tout cas je l’espère, mais je sais que jamais je ne pourrais atteindre de nouveau l’allégresse que l’on a partagé. Six mois, c’est une période extrêmement courte à l’échelle d’une vie. Mais pourtant je le sais, comme une évidence. Si je décide de refaire ma vie ailleurs, je sais que je découvrirais d’autres amours, et je sais que chaque amour est différent. Mais aucun ne sera plus intense. Cet homme, je l’emporterais avec moi comme une relique précieuse quand mon jour sera venu. Il m’a apporté une chose indescriptible que je simplifierais par le fait de croire en l’amour, en l’avenir, en l’espoir. Surtout après qu’un autre ai balayé ces choses comme de vulgaires allumette brulées. Je lui ai apporté d’autres choses que je n’aurais pas la prétention de chercher ni de nommer. Nous étions complémentaires. Nous le sommes encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Je croie en la seconde chance. Je l’ai déjà accordée par le passé et le temps m’a donné raison sur beaucoup de cas. Le doute m’impose la conscience d’un risque, celui d’y perdre plus de plumes. Qui pourrais prétendre savoir ce que l’avenir nous apportera ? Je ne croie ni en un quelconque dieu, ni ces multiples choses qui prétendent vous prédire l’avenir. C’est un choix que j’ai à faire alors que toute ma vie est à construire. J’ai les fondations, une famille irréprochable faites de mes deux parents, des études largement moins irréprochables mais que j’ai poussées jusqu’au bout vers la profession que je désirais, des amis dont j’ai déjà évoqué les qualités, une culture générale convenable et je m&rsquo;estime pas trop con, pas trop. J’ai la chance d’être riche de parcelles de vie que beaucoup n’ont pas et n’auront jamais. Autant de choses que je voudrais partager avec les miens, avec humilité. Je ne me sens pas riche de ce que j’ai, mais de ce que je peux offrir.</p>
<p style="text-align: justify;">Et à cet homme, que puis-je offrir ? Que peut-il m’offrir ? Je pense plus vite que j’écris. Ce texte n’étant en effet pas la réponse ou le bilan, mais le questionnement même. Une écriture automatique comme un monologue de ma pensée. Je me suis reculé du monde pour deux jours pour pouvoir, maintenant que je le sais sur le chemin du retour à la vie, penser à moi et non plus à lui, penser à l’avenir. Au delà de ce que je suis capable de supporter, car si je suis encore là, c’est bien que je supporte – je ne fais d’ailleurs aucun effort et ne pense faire ni dénie ou ni mensonge – c’est la question de la possibilité d’un renouveau, ou d’un nouveau bonheur. Des villes se construisent sur des volcans, des vies merveilleuses s’épanouissent près de failles sismiques. Le choix de vivre dans un risque, peut-être pour se forcer à vivre plus fort. Peut-on réellement prétendre vouloir trouver le terrain parfait pour pouvoir enfin s’y installer, quand nous savons que celui-ci n&rsquo;existe pas ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cet homme, peut importe tout ce qu’il a fait ces derniers jours qui m’a blessé. Je sais au fond de moi que je n’étais qu’une victime collatérale. Je ne suis ni cause, ni objectif. Je sais qu’il s’en veut, même si peut-être il ne me le dira jamais. Je ne lui reproche rien comme je ne pourrais reprocher à un malade de me contaminer si je l’ai enlacé de mes bras. Sous sa coquille d’oursin vie la douceur et la beauté d’une âme qui mérite d’être chérie tout autant qu’une autre, et par bien des aspects, si je ne me sens pas oursin je me sais porc-épic.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais quelle est la réponse facile, simple, rapide. Mais je sais aussi que la choisir serait un abandon, une lâcheté. Je pense aussi que tout ça n’a pas de sens, et que cette question n’a pas lieux d’être car je contiens au fond de moi une évidence. Il n’y a pas la liste du pour et du contre que l’on établi pour choisir une voiture ou un assureur, il n’y a pas la chose incontournable qui fera pencher la balance. Il n’y a pas de balance. Après tout, il n’y a pas de choix. Il y a la découverte de qui je suis, de qui je veux être, avec qui, et comment. Il y a une philosophie de vie à décrypter. Je ne veux pas choisir ma vie mais être en accord avec mon âme. Il semble à un moment que les événements passés ne soient plus véritablement la raison de mes réflexions, mais un déclencheur. C’est une question que tout le monde devrait se poser : Ma vie est-elle celle qui me convient ? C’est une question où je ne pense pas que le présent ait de place. Nous sommes influençables par le présent. Nous sommes la résultante d’un passé cherchant un idéal d’avenir. Le présent n’est que le moment transitoire où le bonheur nous aveugle, où les épreuves nous accablent. L’avenir est un inconnu et le destin n’est que de l’avenir écrit au passé, aussi, il faut se méfier de ce qui est probable ou utopiques, mais quand bien même, pourrions nous vivre et avoir de l’espoir si nous n’avions pas nos utopies personnelles ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">J’ai un sentiment étrange maintenant, celui de l’inutilité de mon texte, ou plutôt de ce moment d’écriture. Comme on prend un miroir pour faire fuir une mouche posée sur son front alors qu’un mouvement de main aurait suffit. Les événements récents sont avant tout une résultante de notre passé, et de la rapidité fusionnelle et passionnelle de notre rencontre. Un chute blesse celui qui tombe, et fait tomber celui qui lui tenait la main. Il ne m’a pas fait tomber, n’a pas voulu me blesser. Je n’étais pas un objectif et ne suis qu’une victime collatérale. Je n’ai rien à lui reprocher, ou alors ce serait juger sa vie, son être. J’aime un homme. Je connaissais l’existence de ses démons mais n’avais pas eu conscience de leurs effets. J’ai eu peur. Peur pour moi, mais surtout pour lui. Il a tenté par tous les moyens de me protéger de cela, tout en ayant peur de me perdre. Chose impossible à concilier mais dans laquelle il s’est lancé. Nous ne pouvions pas ne pas y perdre des plumes. Mais les plumes repousseront.</p>
<p style="text-align: justify;">Si jamais nous nous séparons en conséquence de cette histoire, ce ne sera pas de ma volonté. Et au diable ceux qui jugeront mon bonheur.</p>
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		<title>Avant qu&#8217;il ne soit trop tard</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 10:08:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Vérité]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si le silence, brutal, bruyant, venait frapper à votre porte, à votre esprit. Si soudain la pensée n&#8217;était plus qu&#8217;un vide, le vide que l&#8217;on entend après le mot, avant le suivant. Parce qu&#8217;on ne veut pas du suivant. &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=236">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><em>Et si le silence, brutal, bruyant, venait frapper </em><em>à</em><em> votre porte, </em><em>à</em><em> votre esprit. Si soudain la pens</em><em>é</em><em>e n&rsquo;</em><em>é</em><em>tait plus qu&rsquo;un vide, le vide que l&rsquo;on entend apr</em><em>è</em><em>s le mot, avant le suivant. Parce qu&rsquo;on ne veut pas du suivant. Parce qu&rsquo;avant l&rsquo;arriv</em><em>é</em><em>e du suivant, on meurt.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">I.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fait chaud dans cette chambre. Pourtant la clim est au minimum. Tests de réglages improductifs. Ouverture des fenêtres limitée. Pour ne pas. Ne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas y penser.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai besoin de me changer les idées. Pendant qu&rsquo;il dort. Qu&rsquo;il ronfle. Peut importe le bruit, s&rsquo;il ronfle c&rsquo;est qu&rsquo;il est en vie. Bouche ouverte, corps désarticulé, muscles relâchés, main posée sur le sexe. Il pose toujours sa main là quand il dort, comme d&rsquo;autres sucent leur pouce. Il a l&rsquo;air doux ce petit homme brisé. Il a l&rsquo;air mystérieux aussi, un brin secret. Un inconnu ces jours-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble que les non-dits qui entourent sa vie le détruisent, l&rsquo;empêchent de vivre. Des histoires qui ne sont pas encore des fantômes car considérées encore vivantes. Il n&rsquo;est pas hanté par des démons, c&rsquo;est quelque-chose de plus présent, une crasse qui colle corps, un suintement effroyable dont il redoute la transmission. La contamination des blessures du cœur, des rayures de l&rsquo;esprit, du mal-être. Ce n&rsquo;est pas des autres dont il a peur, bien qu’il les fuit. C&rsquo;est de lui.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai beau ne pas le vouloir, je sais que ça se terminera mal pour lui, car rien ne présage un autre sort. Car les miracles ne semblent pas exister dans sa vie. Sans pour autant qu&rsquo;il en soit autrement ailleurs. Et car la vie ne semble plus faire le cadeau de la belle mort. Nous ne rêvons pas de mourir heureux. Nous rêvons que cela se passe selon notre choix. Que ce soit dans notre sommeil, sur une plage, dans la douceur d&rsquo;une brise légère ou au fond d&rsquo;une backroom, tué sans raison dans un train, ou par nous-mêmes en sautant d&rsquo;un quai, ou encore sans qu&rsquo;on ne s&rsquo;en rende compte, en s&rsquo;évaporant sur le pont d&rsquo;un bateau sans destination&#8230; Peut importe, nous craignons la douleur, nous redoutons la souffrance et la solitude de la chambre d&rsquo;hôpital ou de l&rsquo;hospice, loin d&rsquo;une vie que nous avons toujours tenté d&rsquo;atteindre sans jamais savoir ni comment ni où chercher. Une vie que nous n&rsquo;avons jamais eue. Je suis convaincu que nous n&rsquo;avons pas peur de mourir, mais que nous  développons une crainte autour.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi, je ne sais pas, mais je sais que je veux tout mettre en œuvre pour que cet homme qui dors dans une chambre trop chauffée d&rsquo;un hôtel trop impersonnel, dans une ville sans déprimée, vive le plus heureux possible, avant qu&rsquo;il ne soit trop tard, devrais-je pour cela contourner ma prétendue droiture, mon envie de droiture, mes règles de vie. Sans jamais s&rsquo;égarer. S&rsquo;il en a besoin, que la drogue et l&rsquo;alcool coulent à flot, que le sexe soit omniprésent, du moment que dépravation ne provoque pas de perdition. Que la folie emporte, que les consciences trébuchent, du moment que la raison fait sens et que l&rsquo;envol n&rsquo;est pas illusoire. Que la sérénité nous enveloppe, que la sagesse nous coupe du monde, ou que le monde nous oublie, du moment l&rsquo;ennuie et la solitude ne nous rongent pas. Peu importe le moyen de le rendre heureux. Je ne me mettrais pas en danger, pour rien au monde, et ne ferais jamais rien contre mon grès. Mais si la confiance et le respect continuent d&rsquo;exister comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui, la vie peut bien s&rsquo;effondrer.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ma folie. Consciente. Passionnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera son refus.</p>
<p style="text-align: justify;">La chaleur de la chambre s&rsquo;est emparée de nos corps. Ma peau est épuisée. Il ne ronfle plus, il s&rsquo;est tourné. Je ne sais plus qui du sommeil ou de la température fait durer les songes.</p>
<p style="text-align: justify;">Traverser le ciel pour se retrouver, ou se séparer. Pour vivre une épreuve. Traverser le ciel pour vivre une chambre d&rsquo;hôtel. Nous sommes en voyage de nous-mêmes. Quelque part. Quelque part il se passe quelque chose car ici il ne se passe rien. Rien de visible. Aucun acte mais des pensées. Nous ne communiquons pas, nous regardons notre vie. Instant éperdu de sublime. Le temps ne s&rsquo;écoule pas. Lui est allongé sur un lit, me tourne le dos. Je suis assis sur une chaise, face à un bureau. Je lui tourne le dos. Notre absence réciproque est ce qui nous unis. L&rsquo;intemporalité dont nous faisons l&rsquo;expérience n&rsquo;est autre que la mise à distance de nos intimités. Le constat de la nécessité réciproque du retour à soi, et du besoin de partage. Nous ne savons pas nous protéger de l&rsquo;autre, et donc protéger l&rsquo;autre. L&rsquo;homme est destruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;instant avait une musique, ce serait l&rsquo;assourdissement. Le soleil, à travers les persiennes, dessine des tâches de lumières sur son corps, comme une possibilité de parcours. Un pointillé. Une ligne qui le relie au monde dans cette ville que nous n&rsquo;aimons pas, qui ne nous convient pas, à laquelle nous ne concordons pas. Pas aujourd&rsquo;hui, peut-être hier.</p>
<p style="text-align: justify;">II.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai le sentiment de vouloir faire l&rsquo;impossible, de communiquer des choses que seul un film ou une musique pourrait éclairer. Il me faudrait par les mots imposer la vitesse de lecture, l&rsquo;environnement sonore, l&rsquo;inconfort. Je ne sais trouver les mots qui peuvent expliquer avec exactitude des sentiments tels la lassitude et la perturbation de l&rsquo;écoulement du temps puisque lire est un acte qui a une vitesse, propre à chacun, et qui efface ainsi toutes possibilités d&rsquo;approche véritable, comme la photographie d&rsquo;une sculpture n&rsquo;en transmet qu&rsquo;une vulgarisation. Il me faudrait imposer un conditionnement. Mettre le lecteur en situation n&rsquo;est pas le rôle de celui qui écrit. Le texte doit être mis à disposition, doit être un agrément. Un texte ne devrait pas donner envie mais être la finition d&rsquo;un état d&rsquo;esprit. Il ne faudrait pas écrire pour dire ou raconter. Il faudrait que la lecture permette l&rsquo;accomplissement du lecteur dans son accroche au monde. Il ne faudrait pas qu&rsquo;il y ait d&rsquo;auteur, mais que le texte et les mots soient ceux d&rsquo;un autre. Il faudrait lire comme on rêve, sans livre dans les mains, sans idéogrammes ni lettres sous les yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai le sentiment de vouloir faire l&rsquo;impossible, quand j&rsquo;écris ou quand je vie. Quand le monde tourne sans que je ne veuille en avoir conscience, quand je voudrais ne pas dormir ou ne pas me réveiller, quand je voudrais oublier ou effacer le passé. Quand je voudrais être aimé.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis aimé. J&rsquo;aime. J&rsquo;ai le monde à portée de main. J&rsquo;ai la vie au creux de mes paumes. Un homme dort sur un lit dans une chambre d&rsquo;hôtel alors qu&rsquo;un autre écrit sur le bureau d&rsquo;une chambre qui a vu passer plus de monde qu&rsquo;il ne l&rsquo;envisage. Il y a des fantômes quand on les placent, les déplacent, de l&rsquo;inexistence qu&rsquo;ils méritent à la présence d&rsquo;un réconfort. Il y a sur le lit un homme qui dort, et un autre qui regarde au travers de la fenêtre. Il y a une femme nue qui sort de la salle de bain et un électricien qui répare un interrupteur. Il y a un couple âgé qui fait l&rsquo;amour et un homme d&rsquo;affaire qui vide le bar. Il y a la femme d&rsquo;un soir qui sonne à la porte et des enfants qui regardent la télévision. Il y a des couples qui se disputent et la femme de ménage qui change des draps remplis de foutre. Il y a des vies qui s&rsquo;emmêlent comme des fils. Les fantômes de cette chambre d&rsquo;hôtel sont les possibilités de nos vies. Nous sommes toutes ces personnes. Et nous ne somme personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons besoin de ces vies pour nous situer et envisager les nôtres, la notre. Nous avons besoin de la mémoire des murs pour nous renforcer. Nous avons besoin de la chaleur submergeante pour nous déphaser. Nous avons besoin de traverser le ciel pour nous isoler. Nous avons besoin du silence pour qu&rsquo;au réveil les premiers mots soient si vrais qu&rsquo;il vaudrait mieux mourir que recevoir ceux que l’on n’a pas désirés.</p>
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		<title>Une griffe</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 12:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je viens de me faire griffer. C&#8217;est rien une griffure, c&#8217;est une égratignure qui pique, qui s&#8217;en va, qui s&#8217;oublie. Je viens de me faire griffer sur une plaie fermée. Une sale plaie, qui avait pourrie, qui a marquée la &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=220">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de me faire griffer. C&rsquo;est rien une griffure, c&rsquo;est une égratignure qui pique, qui s&rsquo;en va, qui s&rsquo;oublie.<br />
Je viens de me faire griffer sur une plaie fermée. Une sale plaie, qui avait pourrie, qui a marquée la peau.<br />
Et j&rsquo;ai eu peur, et j&rsquo;ai peur, que le sang coule. Aucune raison mais la peur, panique, du sang, de ce sang. Hémophilie émotive.</p>
<p>Je viens de me faire griffer comme un glaçon craque dans l&rsquo;eau. Violence instantanée et prévisible. Prévisible oui. Ces choses là ne disparaissent pas avec le temps, elles sont en attente de resurgir par des voies inattendues. Une fatalité du malheur. Personne n&rsquo;a pourtant parlé, mais les faits&#8230; Comprendre, d&rsquo;un coup, et prévenir. Éviter le pire en ne créant pas le meilleur. Et si j&rsquo;étais droit comme un i, que ferais-je ? Ce que je suis en train de faire serait-il&#8230; Et les mots seraient-ils&#8230; Et mes mots, sauraient-ils &#8230; être justes ? Je ne sais pas ce que je fais. Je marche vers ce qui me semble bon. Vers des mots que je n&rsquo;ai pas encore. Et vers l&rsquo;envie, parallèlement, de ne rien faire. Faire ou ne pas faire. Croire ou ne pas croire. Et si ce n&rsquo;était qu&rsquo;un rêve, un cauchemars ? Ce n&rsquo;est rien qu&rsquo;un mirage, un illusion effrayante d&rsquo;un démon vaincu.</p>
<p>Non. C&rsquo;est une réalité que je voudrais savoir nier, à défaut de l&rsquo;éviscérer.</p>
<p>Quelques jours après ce n&rsquo;est plus qu&rsquo;un souvenir, un accident du passé. Et pourtant j&rsquo;y pense. Effets collateraux. La blessure ne s&rsquo;est pas réouverte &#8211; soulagement &#8211; mais la cicatrice se propage, ailleurs. Et j&rsquo;ai fait ce qui me parraissait bon. Pour moi, pas pour les autres. Les autres &#8230; une donnée négligeable. Ceux qui le veulent y survivrons.</p>
<p>Et quelques jours après reste finalement le tourment, inconscient, du désastre. Un désastre oui, puisque la frayeur est là, puissante et dévastatrice. Destructrice. Elle me pousse à réfléchir à ce qui ne doit pas être pensé, à imaginer ce qui n&rsquo;a pas de sens. Non. Il ne faut pas. Il n&rsquo;y a pas de raison. Un désastre car il m&rsquo;amène à remettre en cause un bonheur stable, pérenne&#8230; Confiant.</p>
<p>Une simple histoire de confiance ou sentiment d&rsquo;amour et d&rsquo;amitié ont étés mis à mal, chacun a leur façon.</p>
<p>Et j&rsquo;ai peur, encore, mais cette foi-ci d&rsquo;avoir gâché quelque chose de beau.</p>
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		<title>Au détour d&#8217;un carnet</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 11:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inclassable]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai retrouvé ce court texte ce matin, au détour d&#8217;un carnet. Il a été écrit il y a quelques temps déjà. J&#8217;ai compris en le lisant pourquoi je ne l&#8217;avais pas publié, la narration y est confuse voire faible. Mais j&#8217;ai compris également qu&#8217;il &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=218">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai retrouvé ce court texte ce matin, au détour d&rsquo;un carnet. Il a été écrit il y a quelques temps déjà. J&rsquo;ai compris en le lisant pourquoi je ne l&rsquo;avais pas publié, la narration y est confuse voire faible. Mais j&rsquo;ai compris également qu&rsquo;il possède une certaine richesse, trop personnelle sans doute pour qu&rsquo;elle vous parle. Ce texte contient la mémoire précise d&rsquo;un moment, d&rsquo;un instant, où j&rsquo;ai décroché. Ce furent quelques jours discrets de septembre, ou d&rsquo;octobre. En échos à ceux de juin. La fin. Ce sont des mots qui ne s&rsquo;expliquent pas, qui se vivent.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Et cette fille, là. Elle chante ce que je ne veux pas. Et cette faim. J&rsquo;ai faim. De toi. J&rsquo;ai envie de toi. Un sac trop coloré se balance. Dans le métro qui se balance. Dans mes yeux se balancent. Et ma tête, là, voyage. Nausée. Ce reflet de ma tête vers moi. Chaussures vernies. Noires. Terminus, tout le monde titube. T&rsquo;es qui toi ? T&rsquo;as vu tes mains. Tu te croie belle mais t&rsquo;es rien. Et moi. Rien. Je suis ivre de rien. Du manque de toi. Panne. Le vernis est noir aussi. Il montre sur son téléphone. Quoi ? Montre-moi, toi, je veux savoir. Tu me craches ta vie. Il s&rsquo;est disputé avec l&rsquo;autre. Elle secoue la tête. Trois jumeaux, des triplés, jouent comme un seul. Je n&rsquo;ai pas acheté de produit vaisselle, il faudra que j&rsquo;y aille demain. Nausée. Je n&rsquo;aime pas ce pantalon rouge. Le métro est stoppé. Panne. Passe. Part. Ne repassons pas par la case départ. Et cette fille. Viens ! Viens là toi, pourquoi tu chantes ? Mon crâne est chauve. Chante moi des cheveux. Ne redémarrons pas l&rsquo;histoire. Chante moi des cheveux ! Conne. J&rsquo;ai du sable dans les. Donne le moi. J&rsquo;ai la fin d&rsquo;un roman. Écris moi le tome suivant. Ivre de ton absence. Qui manque ? Ne me mens plus. Collant filé. Je pêche. Mes mots dans un. Vide. Quand tu n&rsquo;es pas là.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cette fille. Las. Elle chante ce que je ne veux pas. Donne moi de toi. Sauve toi. Mange moi. Meurs&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Hier, il m&rsquo;a été émis l&rsquo;idée que tout n&rsquo;était pas terminé. &laquo;&nbsp;<em>Je pense que tu n&rsquo;en a pas fini</em>&laquo;&nbsp;. Si, malgré des évènements récents dont je vous parlerais bientôt, tout est fini. Bien fini. Le deuil fut violent, total, et définitif. Aujourd&rsquo;hui il ne me reste que le souvenir de la tristesse. Et la peur irraisonnée d&rsquo;y sombrer encore. Mais le cas ne se représenteras pas, comme je l&rsquo;ai écris par le passé, je n&rsquo;ai plus de vide sous les pieds.</p>
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		<title>Les écrans révélateurs</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 11:42:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Vérité]]></category>

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		<description><![CDATA[Je voulais écrire. Ça faisait longtemps. Plusieurs mois sont passés sans que je ne caresse de nouveau un clavier, tactile ou non, plus qu&#8217;une plume sèche depuis longtemps. Écrire pour parler. Faire des phrases, donner un sens, faire sens. Je &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=213">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je voulais écrire. Ça faisait longtemps. Plusieurs mois sont passés sans que je ne caresse de nouveau un clavier, tactile ou non, plus qu&rsquo;une plume sèche depuis longtemps. Écrire pour parler. Faire des phrases, donner un sens, faire sens. Je voulais écrire mais je ne savais pas par où commencer. J&rsquo;ai trop de sujets à rattraper. Trop de sujet bien trop lointains pour être rattrapés. Alors je n&rsquo;ai rien fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Assis devant la télévision, une première depuis des mois, voire des années, je me suis ennuyé. Des yeux sur un écran que je ne regarde plus, que je ne comprend pas. Je ne suis plus un spectateur du hasard et des surprises. J&rsquo;ai comme une lassitude, devenue habitude, que l&rsquo;on contre avec la séduction. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;excitation. Regarder la télévision est devenu pour moi signe de perte de temps. Je regarde des films, des séries et des documentaires quand je le souhaite, par d&rsquo;autres moyens légaux ou non. Prendre rendez-vous avec un écran me semble atrocement contraignant, mais aussi avilissant et dictatorial. En contre-partie je me retrouve à sonder à la recherche d&rsquo;un trésor utopique. Passer les chaines, découvrir des images, manger des images, des couleurs. Bientôt les formes laissent place aux informes. Je ne sais pas ce que je regarde, je ne regarde même pas. J&rsquo;occupe l&rsquo;œil avec un mouvement, l&rsquo;oreille avec une vibration. Je m&rsquo;abreuve d&rsquo;ondes, mais mon esprit&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Zap au noir. Changement de catalyseur. Mon ordinateur est bien vieux et le clavier sans fil à du mal à se connecter. Attente. Je me ressert un verre d&rsquo;eau. Soirée plate. L&rsquo;ennuie me donne soif. Pendant que l&rsquo;objet s&rsquo;anime, je dégluti lentement, tête en arrière, comme pour sentir tous les mouvements de ma gorge, et le liquide qui descend, froid, au fond de mon corps chaud. J&rsquo;essaye de localiser mon anatomie interne, et je reste à regarder le plafond. Souvent je m&rsquo;évade dans le blanc et les fissures de leurs surfaces plane, comme une porte des rêves. Un écran low-tech dans lequel j&rsquo;inscris mon imagination. Mais ce soir il n&rsquo;y a qu&rsquo;une masse lourde et les pas d&rsquo;un voisin. Et une musique de radio. Toujours cette musique.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme un réflexe, j&rsquo;ai ouvert internet. Et je me suis googlelisé, parce qu&rsquo;une foi la page d&rsquo;accueil ouverte, je ne savais pas ou aller, ni quoi chercher. Parce que je m&rsquo;ennuyais. J&rsquo;ai regardé la liste des liens mais il n&rsquo;y avait pas de surprise, rien d&rsquo;autre que les réseaux et sites où j&rsquo;existe, dans un ordre insatisfaisant. Et dans les images&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Un portrait aux yeux bleus, un homme. Un inconnu consanguin m&rsquo;est apparu sans raison, vieilli, gonflé, au milieu des illustrations de mon blog professionnel. Je me suis retrouvé décontenancé, presque inerte. Cet homme n&rsquo;est plus celui que je connaissais. Le temps et la négligence auront malaxé le charme et l&rsquo;élégance qu&rsquo;il avait. Il n&rsquo;est plus, n&rsquo;a quelque part jamais été, inscrit dans cette partie de moi qu&rsquo;on appel famille. Je ne l&rsquo;ai jamais plus apprécié que la jeunesse, l&rsquo;indifférence et l&rsquo;amusement le permettait. J&rsquo;allais chez lui, je jouais avec ses enfants. Il était un adulte, un parmi les parents. Il n&rsquo;était pas un frère. Nous n&rsquo;avions rien à partager. Et la vie, et des disputes dont je suis étranger, ont finies par le faire disparaître de moi. Pourtant ce soir je suis tourmenté. Au delà de l&rsquo;indifférence sociale que nous avions l&rsquo;un pour l&rsquo;autre, il y avait une chose que je lui accordais volontiers : la beauté. Je l&rsquo;ai toujours &#8211; l&rsquo;avais toujours &#8211; trouvé séduisant. Si bien qu&rsquo;une nuit, dans un rêve érotique, mes deux frères s&rsquo;évertuèrent à faire fructifier mes premiers fantasmes masculin. Deux virilités qui me paraissaient fougueuses. Un brun aux yeux bleu, un blond aux yeux&#8230; Ma mémoire les donnent vert. Des hommes à femmes. Des collectionneurs. Charmeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a gardé les mêmes yeux souriant. Rien du reste. Il a vieilli, enflé aussi. Ces années qui ne furent pas communes avait figées une image, belle, aux conteurs incertains, référant masculin. Et j&rsquo;aurais préféré ne jamais voir les ravages de la vie le menant vers la mort. Ses yeux, les mêmes yeux que mon père, les mêmes que les miens. Comme dans un miroir paradoxal, je me regarde avec intensité. Je ne m&rsquo;aime pas, je suis moche et antipathique. Confusion identitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la fenêtre, sur un verre lisse, par le jeu des reflets de la lumière et de la nuit, je plonge dans mon image. Narcisse. Je me retrouve. Et soudain je ne m&rsquo;ennuie plus. J&rsquo;ai envie d&rsquo;écrire.</p>
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		<title>Une occupation nocturne</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 19:56:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Allongé sur son lit, Thomas n’arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin. Insomnie. Il cherche sous sa couette une position confortable. Rien à faire. L’énervement naissant, il se résout à sortir du lit et à chercher une &#8230; <a href="http://www.monsieurawa.fr/?p=207">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-weight: 300;">Allongé sur son lit, Thomas n’arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin. Insomnie. Il cherche sous sa couette une position confortable. Rien à faire. L’énervement naissant, il se résout à sortir du lit et à chercher une activité, mais si le jour tout un chacun manque de temps, la nuit l’inspiration manque. Une branlette serait une bonne solution, peut-être. Thomas allume alors ses visioglass et cherche un porno, mais aucun ne lui donne envie. Tumblr devenu trop vieux est abandonné, ne distribuant plus que des vidéos trash. Les sites internet sont tous devenus payant et l’achat des cadeaux de fin d’année avait eu raison de son compte en banque – il faudrait d’ailleurs aller sucer du banquier pour arranger ça…</span></h1>
<div>
<p style="text-align: justify;">Passant en revue tout les moyens d’accès à la pornographie, il ne reste plus à Thomas que la littérature, mais cela fait bien longtemps qu’il a revendu tous ses livres et magasines… Puis une idée lui vient en tête. Il se souvient d’un plan cul adorable avec qui il avait eu un échange texto des plus excitant…<br />
De nouveau dans son lit, avec quelques jouets et du gel à bonne distance, Thomas commence alors à relire un passage. L’avantage des visioglass, c’est quand même de pouvoir lire et tourner les pages, avec un main sur le sexe et l’autre manipulant un gode…</p>
<p style="text-align: justify;">“…<br />
- J’ai imaginé certaines perversités, de celles que l’on peut formuler sur quelqu’un que l’on croise. Les “hmmm” et les “oouuuh” liés aux frissons en bas du dos. Et je me suis dit que ce serait bien si la personne face à moi n’était pas qu’un passant. Et quand elle m’a dit être perturbée par l’ouverture d’un habit, je me suis dit que non, cette personne n’allait pas être qu’un passant, que je lui avais émoustillé la vue. Alors je m’autorise à penser à lui un peu moins que vêtu. À ses mains et aux miennes. Mais je ne pense pas loin. Tu l’as compris, j’ai un passé proche lourd. Je ne veux pas m’emballer. Je t’ai juste déshabillé. Et je me suis fait plaisir à regarder.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ah oui mais j’ai bien noté comme tu l’as dit que tu ne cherchais pas de sérieux. C’est même ce qui a constitué le “petit plus” pour être honnête. Rares sont ceux qui peuvent comprendre ma démarche, de voir avec le temps comment se présentent les choses, et ils hurlaient quand je me retirais du jeu parce que je ne ressentais rien de profond au final. Du coup, j’ai pris pour habitude de ne pas me lancer sans coup de foudre, chose qui se fait rare avouons le.<br />
J’aime cette idée de ne pas partir sur du sérieux. Tu as, comme je te l’ai bafouillé timidement, une bouille que je trouve jolie, je me suis imaginé fouillant plus loin sous ce vêtement à l’ouverture aussi inopinée que plaisante… Je prends plaisir à cette discussion stimulante pour l’afflux sanguin, autant que j’ai pris plaisir à te sâouler de références en ciné, et que je prends plaisir à l’idée de remettre ça. Sans imaginer plus vite que le temps ne passe. Ce qui ne veut pas dire non plus fermer quoique ce soit.<br />
Juste prendre plaisir, sur le moment, à bander pour une discussion qui parle de sexe avec plus de mots que bite et trou.<br />
Et puis apprendre à connaître une personne que l’on a trouvé intéressante sans présager d’autres choses pour l’heure<br />
Mais non sans imaginer un massage, un corps dévoilé, et un labyrinthe de zones sensibles à découvrir. Et kiffer à l’avance à cette idée.</p>
<p style="text-align: justify;">- C’est tout à fait ce qu’il me faut. Je suis tout cassé, et on ne fonde rien sur un sol accidenté. Cela étant dit, reprenons donc nos conversations où elles en étaient  :o)</p>
<p style="text-align: justify;">- Tu t’apprêtais à me citer les perversions (que j’espère nombreuses) que tu imaginais me faire subir.</p>
<p style="text-align: justify;">- J’imaginais donc principalement tes bras, et la chaleur qui va avec, et tes mains également, dans l’idée du massage avant même de savoir que tu aimais en faire. Ces mains que je n’ai pas touchées, mais dont j’ai languis le contact. Ce matin j’ai fait quelques rêves éveillés, mais ne te connaissant pas assez, ils ne furent pas très nets. Dedans je me promenais le long d’un corps bronzé. Et mes mains baladeuses ne rataient aucun centimètre d’un corps que je ne connaissais pas. Pas encore.<br />
J’ai imaginé l’homme viril et dominateur, et le sang à beaucoup circulé.<br />
Et toi, qu’as tu imaginé ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Beaucoup de sensualité émane de toi. On ne peut pas l’ignorer.<br />
J’aime découvrir un corps avec les mains encore plus qu’avec les yeux. Ce que je connais de toi physiquement ne se limite finalement qu’à ce que j’ai vu sur tes photos de profil, en gros, au plus osé ton torse, et il en est de même pour ce que tu connais de moi… Mais j’aime à imaginer la douceur de la peau, les quelques poils un peu plus rêches sur le torse, la souplesse des tétons, souplesse qui disparaît au fur et à mesure de la montée de l’excitation, le relief et la légère fermeté de ce ventre dont tu aimes la sculpture par la piscine, de tes jambes qui seraient découvertes la piscine justement, découvertes par ton maillot de bain dont j’imagine le galbe. Enfin je dirais même plus LES galbes, puisqu’il ya un devant ET un derrière…<br />
Et même si je peux être viril et dominateur, je n’en suis pas moins “plus facilement” passif dans les premiers temps. Ce qui fait que ta bio stipulant que tu étais plus actif en ce moment m’allait très bien</p>
<p style="text-align: justify;">- Merci pour la sensualité, je ne nierais pas que le trouble que j’espère provoquer avec les messages, le choix de mes mots, de mes images, n’est pas innocents.<br />
J’ai en effet peu de visuel du reste de ton corps, mais j’ai pourtant quelques photos sur une plage ou au bord d’une piscine. Autant de terrains où le soleil caresse ta peau comme j’aimerais le faire. Il y a certaines dissimulées derrière un mot de passe, mais je n’en veux pas. Je préfère à l’avenir découvrir par moi même les méandres du désir qui agite mon corps. Tu n’es que plus désirable à être si peu dévoilé quoiqu’un maillot de bain ne cache que très peu. J’ai pour moi ton torse et dans mes mains tes tétons. Je vois des fesses voluptueuse et un dos comme j’aime, de ceux où l’on dessine avec ongles et lèvres.<br />
Je ne vais pas plus bas, je réserve à l’avenir. Quoique tes jambes me provoquent un soupir. J’ai mes mains baladeuses qui dirigent tes mouvement, j’en ai deux, tu en perçois cent. J’aimerais l’odeur de ton corps pour compléter mes pensées.<br />
Et ma bouche peut-être, pour alors te gouter</p>
<p style="text-align: justify;">- C’est a la fois beau, flatteur, d’une galanterie délicieusement surranée, et diablement sensuel. Tes mains sont les bienvenues, sur le textile, sous le textile, dans le sillage des courbes naturelles, convexes autant que concave, leur prise ferme et excitante, donnant envie de s’y abandonner, de combler comme de remplir ces deux mains qui se veulent cent.<br />
Si en plus ta langue s’en mêle, je ne donne pas cher de ma chevalerie… J’aime a imaginer la souplesse de tes lèvres, leur goût aussi, ta langue que j’effleurerais d’abord doucement, puis plus audacieusement, de la mienne. De ton goût. De ton souffle, tandis que tu te laisse aller a ton trouble et dans mes bras. De ton cœur que je sens accélérer contre le mien. De mes mains qui ne sont pas en reste et n’ont pas ta discrétion, et vont plus bas sans hésiter, agripper, serrer, caresser, sentir et faire ressentir tes reliefs. Pendant que d’autres reliefs réagissent a leur manière. Que je sentirais aussi, contre ma cuisse.<br />
J’ai le souffle brouillé je l’avoue.</p>
<p style="text-align: justify;">- J’imagine la force et la vigueur de ce corps qui n’est que trop loin du miens. Et mes mains comme tu le pense n’ont aucune retenue. Des frissons me parcourent le corps en lisant tes mots, et le long de tes cuisses mes plaisirs se révèlent. Je caresse le tiens de la même puissance et mes lèvres sur les tiennes ne calment aucune ardeur. De tes courbes je ne fait qu’un bouchée, car ma langue affamé y trouve son plaisir et espère partager avec toi cette pensée. Peu à peu je m’approche et découvre les réactions et sensibilités de ton corps. Si les spasmes me chavirent ils te sont consacrés. J’ai le corps en furie et le sang bouillonnant, tout à toi consacré à te faire plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les textiles sont tombés, plus aucune frontière. Nus debout ou encore allongés, je m’affaire à te faire perde toute notion de pesanteur. Ton corps contre le miens est un plaisir assumé. Il me semble que tes yeux me disent de continuer<br />
Mes courbes sont a ta disposition, et tu te rendras vite compte que je sais faire entendre quand j’aime ce que l’on me fait. J’ai le gémissement facile. Dans le creux de l’oreille, dans la courbure du cou. Mon corps se prend alors d’une vie propre et va au devant des caresses qu’il aime, espère, attend. Se cambre, se serre, se colle, s’ouvre et accueille, reçoit, retiens, emprisonne. Ne relaxe que pour mieux happer, plus fort, plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;">- Mes mains, éclaireuses plus que volontaires explorent ta nudité, la sondent, la parcourent dans ses moindres recoins. Parfois simplement pour te tirer encore plus étroitement a moi. Varient leurs mouvements, leur trajet et leurs caresses en fonction de tes soupirs, de ton plaisir et de sa manifestation.</p>
<p style="text-align: justify;">- Je m’aventure à faire vivre les mots que tu écris. Il sont pour moi l’excitation superbe et le plaisir franc que je voudrais te procurer. Mon corps entier fiers et tendu est à ton entière disposition. Il caresse et réchauffe ce que tu m’offre à mi-mot. Tes cris sont mon plaisir, je te rend la pareil. Tu n’as le temps de dire que ma bouche prend la tienne. J’ondule sur ton toi, te cherche ton plaisir. Et mes mains toujours attisent ton désir.<br />
Je ne cherche qu’a te sentir vibrer en moi autant que je te sens vibrer sur moi. Je ne cherche qu’à sentir ton intimité après l’avoir goutée, qu’a sentir dans mon cou ton souffle, au rythme que je provoque par mes ondulations. De sentir tes mains me parcourir, tant pour me caresser que pour me tenir, retenir, me presser et m’attirer. Me modeler pour ton plaisir, pour moduler sa montée.</p>
<p style="text-align: justify;">- Il fait chaud nous suons. Nos odeurs métissées nous emportent plus loin, un opium qui nous perd dans l’extase. Je palpe et mordille tout ce que j’aperçois, hormis une chose pour laquelle je ne suis que douceur et salive afin de te perdre. Je m’affaire à te perdre dans le plus grand bonheur. J’ai mon corps tendu, mes mouvements puissants. J’ai ton goût ta saveur, tes gestes et ta douceur. Et je cris mon plaisir quand tu éclate le tiens. Nous n’avons pas fini tout ne fait que commencer<br />
Je bande clairement a cette idée.<br />
Je repousse la fin, te conserve te retient, je chavire ton corps à l’aide du miens. Tes mains ne savent plus à quel saint se vouer et ton corps érigé ne contrôle plus rien. La chaleur de mon corps prend possession de toi, mes râles de plaisirs sont les échos du tiens.<br />
Sur ce lit maltraité, nos corps entremêlés s’agitent en harmonie. Et mon corps perd tout contrôle en regardant la personne qui lui fait face. Je transpire mais ne faillit pas. J’attrape ton corps et t’observe arriver au plaisir et j’aimerais te donner.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le rythme de ton cœur, le rythme de ton souffle, le rythme de tes reins, le rythme des battements plus intimes, ceux que commande ton sang, tout cela me renseigne sur l’imminence de ton explosion, celle qui te fondra littéralement en moi, quand jailliront ta voix et ton essence.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les cambrures de ton corps se font plus intenses, nous sommes en symbiose charnelle<br />
L’excitation ne peut plus s’abaisser. Nous somme l’un à l’autre offrande et divinité</p>
<p style="text-align: justify;">- Changer et rechanger de positions, te sentir sous tous les angles, t’apprehender dans toute ta dureté, ta raideur, ta longueur, explorer tout ce que mes mains peuvent attendre, sentir en toi par l’intérieur les effets de ton plaisir, j’en tremble</p>
<p style="text-align: justify;">- Les cris se mélangent comme les plaisirs suprêmes. Mon corps transmet sa chaleur. Les soubresauts de ton corps sont l’incroyable récompense : voir ton plaisir surgir de tout ton corps. Je tremble de te voir perturbé. J’accueille ta jouissante et la fait perdurer. Me délecte de toi et de tes gémissement.</p>
<p style="text-align: justify;">- Nos corps s’abandonnent l’un à l’autre, enlacés excité.<br />
Je reprends mon souffle sur toi, la jouissance se diffusant encore par vagues langoureuses dans tout mon corps après l’explosion proprement dite. Enfin quand je dis proprement… Je reprends mon souffle et mes esprits en m’abandonnant contre toi, ton sexe encore en moi, repu mais toujours éxcité.<br />
Les mouvements se prolongent. Nous allons recommencer. Mon corps si tu le souhaite sera de nouveau ton esclave.</p>
<p style="text-align: justify;">- Tu as largement participé a le dresser par tes mots et tes images. Il est tout a toi.<br />
Je file dormir en espérant que dans mes rêves nous remettons ça et bien plus encore. Autres positions, autres pénétrations, autres explosions. Si comme je l’espère tu es aussi raide que moi je t’embrasse sur l’objet du délit, et m’amuse dessus avec ma langue, je vais devoir couper la.</p>
<p style="text-align: justify;">- J’aimerais être là pour te satisfaire. Je m’empresse d’aller rêver. Retrouvons nous de suite. Ton corps me fait rêver !</p>
<p style="text-align: justify;">- Rêvons donc a défaut de concret pour l’heure. Je t’embrasse tendrement passe une bonne nuit,</p>
<p style="text-align: justify;">- Bonne nuit à toi également. Je t’embrasse fougueusement<br />
…”</p>
<p style="text-align: justify;">Entre temps, Thomas à répandu sur son torse un nectar chaud, mais il a aussi trouvé le sommeil.<br />
Bite à l’air, anus dilaté par les jouets, il dort (presque) comme un bébé…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>N.B.</strong> : ce texte fait parti d&rsquo;un projet calendrier de l&rsquo;avant écrit, fonctionnant comme un cadavre exquis : <a href="http://pederegrinations.wordpress.com">Les pérégrinations sexuelles du père Noël</a> (NSFW)</p>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 18:43:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur AWA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amour]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout va bien. Tout va très bien. Je n&rsquo;ai rien à vous dire. Par contre, à lui, j&rsquo;ai plus de 25 ans à raconter, et un gros morceau à écrire.</p>
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