Une griffe

Je viens de me faire griffer. C’est rien une griffure, c’est une égratignure qui pique, qui s’en va, qui s’oublie.
Je viens de me faire griffer sur une plaie fermée. Une sale plaie, qui avait pourrie, qui a marquée la peau.
Et j’ai eu peur, et j’ai peur, que le sang coule. Aucune raison mais la peur, panique, du sang, de ce sang. Hémophilie émotive.

Je viens de me faire griffer comme un glaçon craque dans l’eau. Violence instantanée et prévisible. Prévisible oui. Ces choses là ne disparaissent pas avec le temps, elles sont en attente de resurgir par des voies inattendues. Une fatalité du malheur. Personne n’a pourtant parlé, mais les faits… Comprendre, d’un coup, et prévenir. Éviter le pire en ne créant pas le meilleur. Et si j’étais droit comme un i, que ferais-je ? Ce que je suis en train de faire serait-il… Et les mots seraient-ils… Et mes mots, sauraient-ils … être justes ? Je ne sais pas ce que je fais. Je marche vers ce qui me semble bon. Vers des mots que je n’ai pas encore. Et vers l’envie, parallèlement, de ne rien faire. Faire ou ne pas faire. Croire ou ne pas croire. Et si ce n’était qu’un rêve, un cauchemars ? Ce n’est rien qu’un mirage, un illusion effrayante d’un démon vaincu.

Non. C’est une réalité que je voudrais savoir nier, à défaut de l’éviscérer.

Quelques jours après ce n’est plus qu’un souvenir, un accident du passé. Et pourtant j’y pense. Effets collateraux. La blessure ne s’est pas réouverte – soulagement – mais la cicatrice se propage, ailleurs. Et j’ai fait ce qui me parraissait bon. Pour moi, pas pour les autres. Les autres … une donnée négligeable. Ceux qui le veulent y survivrons.

Et quelques jours après reste finalement le tourment, inconscient, du désastre. Un désastre oui, puisque la frayeur est là, puissante et dévastatrice. Destructrice. Elle me pousse à réfléchir à ce qui ne doit pas être pensé, à imaginer ce qui n’a pas de sens. Non. Il ne faut pas. Il n’y a pas de raison. Un désastre car il m’amène à remettre en cause un bonheur stable, pérenne… Confiant.

Une simple histoire de confiance ou sentiment d’amour et d’amitié ont étés mis à mal, chacun a leur façon.

Et j’ai peur, encore, mais cette foi-ci d’avoir gâché quelque chose de beau.

Au détour d’un carnet

J’ai retrouvé ce court texte ce matin, au détour d’un carnet. Il a été écrit il y a quelques temps déjà. J’ai compris en le lisant pourquoi je ne l’avais pas publié, la narration y est confuse voire faible. Mais j’ai compris également qu’il possède une certaine richesse, trop personnelle sans doute pour qu’elle vous parle. Ce texte contient la mémoire précise d’un moment, d’un instant, où j’ai décroché. Ce furent quelques jours discrets de septembre, ou d’octobre. En échos à ceux de juin. La fin. Ce sont des mots qui ne s’expliquent pas, qui se vivent.

« Et cette fille, là. Elle chante ce que je ne veux pas. Et cette faim. J’ai faim. De toi. J’ai envie de toi. Un sac trop coloré se balance. Dans le métro qui se balance. Dans mes yeux se balancent. Et ma tête, là, voyage. Nausée. Ce reflet de ma tête vers moi. Chaussures vernies. Noires. Terminus, tout le monde titube. T’es qui toi ? T’as vu tes mains. Tu te croie belle mais t’es rien. Et moi. Rien. Je suis ivre de rien. Du manque de toi. Panne. Le vernis est noir aussi. Il montre sur son téléphone. Quoi ? Montre-moi, toi, je veux savoir. Tu me craches ta vie. Il s’est disputé avec l’autre. Elle secoue la tête. Trois jumeaux, des triplés, jouent comme un seul. Je n’ai pas acheté de produit vaisselle, il faudra que j’y aille demain. Nausée. Je n’aime pas ce pantalon rouge. Le métro est stoppé. Panne. Passe. Part. Ne repassons pas par la case départ. Et cette fille. Viens ! Viens là toi, pourquoi tu chantes ? Mon crâne est chauve. Chante moi des cheveux. Ne redémarrons pas l’histoire. Chante moi des cheveux ! Conne. J’ai du sable dans les. Donne le moi. J’ai la fin d’un roman. Écris moi le tome suivant. Ivre de ton absence. Qui manque ? Ne me mens plus. Collant filé. Je pêche. Mes mots dans un. Vide. Quand tu n’es pas là.

Et cette fille. Las. Elle chante ce que je ne veux pas. Donne moi de toi. Sauve toi. Mange moi. Meurs »

Hier, il m’a été émis l’idée que tout n’était pas terminé. « Je pense que tu n’en a pas fini« . Si, malgré des évènements récents dont je vous parlerais bientôt, tout est fini. Bien fini. Le deuil fut violent, total, et définitif. Aujourd’hui il ne me reste que le souvenir de la tristesse. Et la peur irraisonnée d’y sombrer encore. Mais le cas ne se représenteras pas, comme je l’ai écris par le passé, je n’ai plus de vide sous les pieds.

Les écrans révélateurs

Je voulais écrire. Ça faisait longtemps. Plusieurs mois sont passés sans que je ne caresse de nouveau un clavier, tactile ou non, plus qu’une plume sèche depuis longtemps. Écrire pour parler. Faire des phrases, donner un sens, faire sens. Je voulais écrire mais je ne savais pas par où commencer. J’ai trop de sujets à rattraper. Trop de sujet bien trop lointains pour être rattrapés. Alors je n’ai rien fait.

Assis devant la télévision, une première depuis des mois, voire des années, je me suis ennuyé. Des yeux sur un écran que je ne regarde plus, que je ne comprend pas. Je ne suis plus un spectateur du hasard et des surprises. J’ai comme une lassitude, devenue habitude, que l’on contre avec la séduction. J’ai besoin d’excitation. Regarder la télévision est devenu pour moi signe de perte de temps. Je regarde des films, des séries et des documentaires quand je le souhaite, par d’autres moyens légaux ou non. Prendre rendez-vous avec un écran me semble atrocement contraignant, mais aussi avilissant et dictatorial. En contre-partie je me retrouve à sonder à la recherche d’un trésor utopique. Passer les chaines, découvrir des images, manger des images, des couleurs. Bientôt les formes laissent place aux informes. Je ne sais pas ce que je regarde, je ne regarde même pas. J’occupe l’œil avec un mouvement, l’oreille avec une vibration. Je m’abreuve d’ondes, mais mon esprit…

Zap au noir. Changement de catalyseur. Mon ordinateur est bien vieux et le clavier sans fil à du mal à se connecter. Attente. Je me ressert un verre d’eau. Soirée plate. L’ennuie me donne soif. Pendant que l’objet s’anime, je dégluti lentement, tête en arrière, comme pour sentir tous les mouvements de ma gorge, et le liquide qui descend, froid, au fond de mon corps chaud. J’essaye de localiser mon anatomie interne, et je reste à regarder le plafond. Souvent je m’évade dans le blanc et les fissures de leurs surfaces plane, comme une porte des rêves. Un écran low-tech dans lequel j’inscris mon imagination. Mais ce soir il n’y a qu’une masse lourde et les pas d’un voisin. Et une musique de radio. Toujours cette musique.

Comme un réflexe, j’ai ouvert internet. Et je me suis googlelisé, parce qu’une foi la page d’accueil ouverte, je ne savais pas ou aller, ni quoi chercher. Parce que je m’ennuyais. J’ai regardé la liste des liens mais il n’y avait pas de surprise, rien d’autre que les réseaux et sites où j’existe, dans un ordre insatisfaisant. Et dans les images…

Un portrait aux yeux bleus, un homme. Un inconnu consanguin m’est apparu sans raison, vieilli, gonflé, au milieu des illustrations de mon blog professionnel. Je me suis retrouvé décontenancé, presque inerte. Cet homme n’est plus celui que je connaissais. Le temps et la négligence auront malaxé le charme et l’élégance qu’il avait. Il n’est plus, n’a quelque part jamais été, inscrit dans cette partie de moi qu’on appel famille. Je ne l’ai jamais plus apprécié que la jeunesse, l’indifférence et l’amusement le permettait. J’allais chez lui, je jouais avec ses enfants. Il était un adulte, un parmi les parents. Il n’était pas un frère. Nous n’avions rien à partager. Et la vie, et des disputes dont je suis étranger, ont finies par le faire disparaître de moi. Pourtant ce soir je suis tourmenté. Au delà de l’indifférence sociale que nous avions l’un pour l’autre, il y avait une chose que je lui accordais volontiers : la beauté. Je l’ai toujours – l’avais toujours – trouvé séduisant. Si bien qu’une nuit, dans un rêve érotique, mes deux frères s’évertuèrent à faire fructifier mes premiers fantasmes masculin. Deux virilités qui me paraissaient fougueuses. Un brun aux yeux bleu, un blond aux yeux… Ma mémoire les donnent vert. Des hommes à femmes. Des collectionneurs. Charmeurs.

Il a gardé les mêmes yeux souriant. Rien du reste. Il a vieilli, enflé aussi. Ces années qui ne furent pas communes avait figées une image, belle, aux conteurs incertains, référant masculin. Et j’aurais préféré ne jamais voir les ravages de la vie le menant vers la mort. Ses yeux, les mêmes yeux que mon père, les mêmes que les miens. Comme dans un miroir paradoxal, je me regarde avec intensité. Je ne m’aime pas, je suis moche et antipathique. Confusion identitaire.

Dans la fenêtre, sur un verre lisse, par le jeu des reflets de la lumière et de la nuit, je plonge dans mon image. Narcisse. Je me retrouve. Et soudain je ne m’ennuie plus. J’ai envie d’écrire.

Une occupation nocturne

Allongé sur son lit, Thomas n’arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin. Insomnie. Il cherche sous sa couette une position confortable. Rien à faire. L’énervement naissant, il se résout à sortir du lit et à chercher une activité, mais si le jour tout un chacun manque de temps, la nuit l’inspiration manque. Une branlette serait une bonne solution, peut-être. Thomas allume alors ses visioglass et cherche un porno, mais aucun ne lui donne envie. Tumblr devenu trop vieux est abandonné, ne distribuant plus que des vidéos trash. Les sites internet sont tous devenus payant et l’achat des cadeaux de fin d’année avait eu raison de son compte en banque – il faudrait d’ailleurs aller sucer du banquier pour arranger ça…

Passant en revue tout les moyens d’accès à la pornographie, il ne reste plus à Thomas que la littérature, mais cela fait bien longtemps qu’il a revendu tous ses livres et magasines… Puis une idée lui vient en tête. Il se souvient d’un plan cul adorable avec qui il avait eu un échange texto des plus excitant…
De nouveau dans son lit, avec quelques jouets et du gel à bonne distance, Thomas commence alors à relire un passage. L’avantage des visioglass, c’est quand même de pouvoir lire et tourner les pages, avec un main sur le sexe et l’autre manipulant un gode…

“…
- J’ai imaginé certaines perversités, de celles que l’on peut formuler sur quelqu’un que l’on croise. Les “hmmm” et les “oouuuh” liés aux frissons en bas du dos. Et je me suis dit que ce serait bien si la personne face à moi n’était pas qu’un passant. Et quand elle m’a dit être perturbée par l’ouverture d’un habit, je me suis dit que non, cette personne n’allait pas être qu’un passant, que je lui avais émoustillé la vue. Alors je m’autorise à penser à lui un peu moins que vêtu. À ses mains et aux miennes. Mais je ne pense pas loin. Tu l’as compris, j’ai un passé proche lourd. Je ne veux pas m’emballer. Je t’ai juste déshabillé. Et je me suis fait plaisir à regarder.

- Ah oui mais j’ai bien noté comme tu l’as dit que tu ne cherchais pas de sérieux. C’est même ce qui a constitué le “petit plus” pour être honnête. Rares sont ceux qui peuvent comprendre ma démarche, de voir avec le temps comment se présentent les choses, et ils hurlaient quand je me retirais du jeu parce que je ne ressentais rien de profond au final. Du coup, j’ai pris pour habitude de ne pas me lancer sans coup de foudre, chose qui se fait rare avouons le.
J’aime cette idée de ne pas partir sur du sérieux. Tu as, comme je te l’ai bafouillé timidement, une bouille que je trouve jolie, je me suis imaginé fouillant plus loin sous ce vêtement à l’ouverture aussi inopinée que plaisante… Je prends plaisir à cette discussion stimulante pour l’afflux sanguin, autant que j’ai pris plaisir à te sâouler de références en ciné, et que je prends plaisir à l’idée de remettre ça. Sans imaginer plus vite que le temps ne passe. Ce qui ne veut pas dire non plus fermer quoique ce soit.
Juste prendre plaisir, sur le moment, à bander pour une discussion qui parle de sexe avec plus de mots que bite et trou.
Et puis apprendre à connaître une personne que l’on a trouvé intéressante sans présager d’autres choses pour l’heure
Mais non sans imaginer un massage, un corps dévoilé, et un labyrinthe de zones sensibles à découvrir. Et kiffer à l’avance à cette idée.

- C’est tout à fait ce qu’il me faut. Je suis tout cassé, et on ne fonde rien sur un sol accidenté. Cela étant dit, reprenons donc nos conversations où elles en étaient  :o)

- Tu t’apprêtais à me citer les perversions (que j’espère nombreuses) que tu imaginais me faire subir.

- J’imaginais donc principalement tes bras, et la chaleur qui va avec, et tes mains également, dans l’idée du massage avant même de savoir que tu aimais en faire. Ces mains que je n’ai pas touchées, mais dont j’ai languis le contact. Ce matin j’ai fait quelques rêves éveillés, mais ne te connaissant pas assez, ils ne furent pas très nets. Dedans je me promenais le long d’un corps bronzé. Et mes mains baladeuses ne rataient aucun centimètre d’un corps que je ne connaissais pas. Pas encore.
J’ai imaginé l’homme viril et dominateur, et le sang à beaucoup circulé.
Et toi, qu’as tu imaginé ?

- Beaucoup de sensualité émane de toi. On ne peut pas l’ignorer.
J’aime découvrir un corps avec les mains encore plus qu’avec les yeux. Ce que je connais de toi physiquement ne se limite finalement qu’à ce que j’ai vu sur tes photos de profil, en gros, au plus osé ton torse, et il en est de même pour ce que tu connais de moi… Mais j’aime à imaginer la douceur de la peau, les quelques poils un peu plus rêches sur le torse, la souplesse des tétons, souplesse qui disparaît au fur et à mesure de la montée de l’excitation, le relief et la légère fermeté de ce ventre dont tu aimes la sculpture par la piscine, de tes jambes qui seraient découvertes la piscine justement, découvertes par ton maillot de bain dont j’imagine le galbe. Enfin je dirais même plus LES galbes, puisqu’il ya un devant ET un derrière…
Et même si je peux être viril et dominateur, je n’en suis pas moins “plus facilement” passif dans les premiers temps. Ce qui fait que ta bio stipulant que tu étais plus actif en ce moment m’allait très bien

- Merci pour la sensualité, je ne nierais pas que le trouble que j’espère provoquer avec les messages, le choix de mes mots, de mes images, n’est pas innocents.
J’ai en effet peu de visuel du reste de ton corps, mais j’ai pourtant quelques photos sur une plage ou au bord d’une piscine. Autant de terrains où le soleil caresse ta peau comme j’aimerais le faire. Il y a certaines dissimulées derrière un mot de passe, mais je n’en veux pas. Je préfère à l’avenir découvrir par moi même les méandres du désir qui agite mon corps. Tu n’es que plus désirable à être si peu dévoilé quoiqu’un maillot de bain ne cache que très peu. J’ai pour moi ton torse et dans mes mains tes tétons. Je vois des fesses voluptueuse et un dos comme j’aime, de ceux où l’on dessine avec ongles et lèvres.
Je ne vais pas plus bas, je réserve à l’avenir. Quoique tes jambes me provoquent un soupir. J’ai mes mains baladeuses qui dirigent tes mouvement, j’en ai deux, tu en perçois cent. J’aimerais l’odeur de ton corps pour compléter mes pensées.
Et ma bouche peut-être, pour alors te gouter

- C’est a la fois beau, flatteur, d’une galanterie délicieusement surranée, et diablement sensuel. Tes mains sont les bienvenues, sur le textile, sous le textile, dans le sillage des courbes naturelles, convexes autant que concave, leur prise ferme et excitante, donnant envie de s’y abandonner, de combler comme de remplir ces deux mains qui se veulent cent.
Si en plus ta langue s’en mêle, je ne donne pas cher de ma chevalerie… J’aime a imaginer la souplesse de tes lèvres, leur goût aussi, ta langue que j’effleurerais d’abord doucement, puis plus audacieusement, de la mienne. De ton goût. De ton souffle, tandis que tu te laisse aller a ton trouble et dans mes bras. De ton cœur que je sens accélérer contre le mien. De mes mains qui ne sont pas en reste et n’ont pas ta discrétion, et vont plus bas sans hésiter, agripper, serrer, caresser, sentir et faire ressentir tes reliefs. Pendant que d’autres reliefs réagissent a leur manière. Que je sentirais aussi, contre ma cuisse.
J’ai le souffle brouillé je l’avoue.

- J’imagine la force et la vigueur de ce corps qui n’est que trop loin du miens. Et mes mains comme tu le pense n’ont aucune retenue. Des frissons me parcourent le corps en lisant tes mots, et le long de tes cuisses mes plaisirs se révèlent. Je caresse le tiens de la même puissance et mes lèvres sur les tiennes ne calment aucune ardeur. De tes courbes je ne fait qu’un bouchée, car ma langue affamé y trouve son plaisir et espère partager avec toi cette pensée. Peu à peu je m’approche et découvre les réactions et sensibilités de ton corps. Si les spasmes me chavirent ils te sont consacrés. J’ai le corps en furie et le sang bouillonnant, tout à toi consacré à te faire plaisir.

- Les textiles sont tombés, plus aucune frontière. Nus debout ou encore allongés, je m’affaire à te faire perde toute notion de pesanteur. Ton corps contre le miens est un plaisir assumé. Il me semble que tes yeux me disent de continuer
Mes courbes sont a ta disposition, et tu te rendras vite compte que je sais faire entendre quand j’aime ce que l’on me fait. J’ai le gémissement facile. Dans le creux de l’oreille, dans la courbure du cou. Mon corps se prend alors d’une vie propre et va au devant des caresses qu’il aime, espère, attend. Se cambre, se serre, se colle, s’ouvre et accueille, reçoit, retiens, emprisonne. Ne relaxe que pour mieux happer, plus fort, plus loin.

- Mes mains, éclaireuses plus que volontaires explorent ta nudité, la sondent, la parcourent dans ses moindres recoins. Parfois simplement pour te tirer encore plus étroitement a moi. Varient leurs mouvements, leur trajet et leurs caresses en fonction de tes soupirs, de ton plaisir et de sa manifestation.

- Je m’aventure à faire vivre les mots que tu écris. Il sont pour moi l’excitation superbe et le plaisir franc que je voudrais te procurer. Mon corps entier fiers et tendu est à ton entière disposition. Il caresse et réchauffe ce que tu m’offre à mi-mot. Tes cris sont mon plaisir, je te rend la pareil. Tu n’as le temps de dire que ma bouche prend la tienne. J’ondule sur ton toi, te cherche ton plaisir. Et mes mains toujours attisent ton désir.
Je ne cherche qu’a te sentir vibrer en moi autant que je te sens vibrer sur moi. Je ne cherche qu’à sentir ton intimité après l’avoir goutée, qu’a sentir dans mon cou ton souffle, au rythme que je provoque par mes ondulations. De sentir tes mains me parcourir, tant pour me caresser que pour me tenir, retenir, me presser et m’attirer. Me modeler pour ton plaisir, pour moduler sa montée.

- Il fait chaud nous suons. Nos odeurs métissées nous emportent plus loin, un opium qui nous perd dans l’extase. Je palpe et mordille tout ce que j’aperçois, hormis une chose pour laquelle je ne suis que douceur et salive afin de te perdre. Je m’affaire à te perdre dans le plus grand bonheur. J’ai mon corps tendu, mes mouvements puissants. J’ai ton goût ta saveur, tes gestes et ta douceur. Et je cris mon plaisir quand tu éclate le tiens. Nous n’avons pas fini tout ne fait que commencer
Je bande clairement a cette idée.
Je repousse la fin, te conserve te retient, je chavire ton corps à l’aide du miens. Tes mains ne savent plus à quel saint se vouer et ton corps érigé ne contrôle plus rien. La chaleur de mon corps prend possession de toi, mes râles de plaisirs sont les échos du tiens.
Sur ce lit maltraité, nos corps entremêlés s’agitent en harmonie. Et mon corps perd tout contrôle en regardant la personne qui lui fait face. Je transpire mais ne faillit pas. J’attrape ton corps et t’observe arriver au plaisir et j’aimerais te donner.

- Le rythme de ton cœur, le rythme de ton souffle, le rythme de tes reins, le rythme des battements plus intimes, ceux que commande ton sang, tout cela me renseigne sur l’imminence de ton explosion, celle qui te fondra littéralement en moi, quand jailliront ta voix et ton essence.

- Les cambrures de ton corps se font plus intenses, nous sommes en symbiose charnelle
L’excitation ne peut plus s’abaisser. Nous somme l’un à l’autre offrande et divinité

- Changer et rechanger de positions, te sentir sous tous les angles, t’apprehender dans toute ta dureté, ta raideur, ta longueur, explorer tout ce que mes mains peuvent attendre, sentir en toi par l’intérieur les effets de ton plaisir, j’en tremble

- Les cris se mélangent comme les plaisirs suprêmes. Mon corps transmet sa chaleur. Les soubresauts de ton corps sont l’incroyable récompense : voir ton plaisir surgir de tout ton corps. Je tremble de te voir perturbé. J’accueille ta jouissante et la fait perdurer. Me délecte de toi et de tes gémissement.

- Nos corps s’abandonnent l’un à l’autre, enlacés excité.
Je reprends mon souffle sur toi, la jouissance se diffusant encore par vagues langoureuses dans tout mon corps après l’explosion proprement dite. Enfin quand je dis proprement… Je reprends mon souffle et mes esprits en m’abandonnant contre toi, ton sexe encore en moi, repu mais toujours éxcité.
Les mouvements se prolongent. Nous allons recommencer. Mon corps si tu le souhaite sera de nouveau ton esclave.

- Tu as largement participé a le dresser par tes mots et tes images. Il est tout a toi.
Je file dormir en espérant que dans mes rêves nous remettons ça et bien plus encore. Autres positions, autres pénétrations, autres explosions. Si comme je l’espère tu es aussi raide que moi je t’embrasse sur l’objet du délit, et m’amuse dessus avec ma langue, je vais devoir couper la.

- J’aimerais être là pour te satisfaire. Je m’empresse d’aller rêver. Retrouvons nous de suite. Ton corps me fait rêver !

- Rêvons donc a défaut de concret pour l’heure. Je t’embrasse tendrement passe une bonne nuit,

- Bonne nuit à toi également. Je t’embrasse fougueusement
…”

Entre temps, Thomas à répandu sur son torse un nectar chaud, mais il a aussi trouvé le sommeil.
Bite à l’air, anus dilaté par les jouets, il dort (presque) comme un bébé…

N.B. : ce texte fait parti d’un projet calendrier de l’avant écrit, fonctionnant comme un cadavre exquis : Les pérégrinations sexuelles du père Noël (NSFW)